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3 questions à Adrien de Rochebouët

Présent depuis les prémices de BAD+, Adrien de Rochebouët accompagne Jean-Daniel Compain en tant que conseiller artistique et commissaire adjoint du salon.

Adrien, racontez-nous votre parcours

Après avoir terminé mes études à Londres, j'ai rejoint la maison de vente PIASA  qui venait de s'installer rue du Faubourg Saint-Honoré en tant que spécialiste Art Contemporain. En plus de mon rôle de spécialiste pour les ventes de Post-War et d'Art Contemporain, j'ai eu la chance de monter de nombreux projets passionnants sur des thématiques autour de l'Art Contemporain Africain, la scène de Los Angeles avec le curateur et galeriste René-Julien Praz, le Pressure Art, ou encore l'Art Cinétique.

Après 4 années, j'ai rejoint la galerie Nathalie Obadia qui m'a montré un autre univers du marché de l'art, celui de galeristes. J'ai eu la chance de travailler avec des artistes comme Fabrice Hyber ou Nú Barreto. J'ai également fait de nombreuses foires en Europe et à l'étranger, la galerie évoluant à un niveau international. En février 2020, je quitte la galerie et de monter m’a structure d’Art Advisory. Je décide entre autres de faire une exposition dans une cabane à huîtres sur le bassin d'Arcachon avec un artiste de Tanger que j'affectionne beaucoup, Omar Mahfoudi. C'est à ce moment que j'ai compris qu'il y avait un vrai écosystème dans cette région et que nous pouvions faire beaucoup de choses. Je conseille aujourd'hui des collectionneurs et amateurs d'art dans leurs acquisitions tout en me consacrant au développement de BAD+. 

   

Quel est votre rôle dans BAD+ ?

J’accompagne Jean-Daniel Compain et les équipes de BEAM depuis la première édition de BAD+. J'avais un peu un rôle de couteau Suisse qui n'a finalement pas tellement changé cette année mais c'est bien normal quand on construit un tel événement! Plus sérieusement, je suis en charge de la partie commerciale et artistique. J'échange avec les galeries, je propose des idées et nous essayons de les mettre en place, que ce soit sur la direction artistique ou sur le développement de nos partenariats. Mon rôle est aussi de faire connaître le salon auprès des professionnels et des collectionneurs pour qu'ils aient envie de découvrir BAD+ en mai prochain. 

   

Comment se positionne BAD+ en Europe et en particulier en Europe du Sud, notamment en termes de marché ?

Nous construisons avec toute l'équipe un événement sur mesure avec une vraie singularité et un positionnement autour de l'art et l'art de vivre. Nous attachons beaucoup d'importance à la notion de "découverte" avec de jeunes galeries, en intégrant une partie de design par exemple ou encore en renforçant la présence de galeries espagnoles qui sont parfois sous représentées dans d'autres foires européennes. Ces axes de développement ont pour but de capter un public d'initiés à la fois localement mais aussi à un niveau national et européen, grâce à une proposition différente.

Bordeaux est une marque mondialement connue et elle possède déjà une proposition institutionnelle riche mais on constate qu'il y a encore de nombreuses opportunités de marché. La région compte de nombreux collectionneurs, que ce soit les vignobles, amateurs ou collectionneurs (parfois) discrets mais bien réels. Notre salon a pour vocation de dynamiser tout cet écosystème, pour répondre à la demande des collectionneurs mais aussi d'accompagner et d'éduquer un nouveau public, et pourquoi pas susciter des vocations de galeristes! La première édition a montré que nous étions sur la bonne voie et je suis certain que la prochaine édition confortera cette idée et cet enthousiasme.